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La Cité musicale, Trophée FSE de Bronze 2017

04.12.2017 Actualités

La Cité musicale de l’Abbaye aux Dames de Saintes accueille le Jeune Orchestre de l’Abbaye (JOA) à Saintes, où se retrouvent alors de jeunes musiciens issus du conservatoire, dans une perspective d’insertion professionnelle. Chaque année depuis 1996, des sessions d’orchestre et de musique de chambre permettent à ces jeunes professionnels (24-26 ans) de tous horizons d’élargir leurs compétences, auprès de chefs d’orchestre et musiciens reconnus. Formés à d’autres pratiques, telle que la médiation, ceux-ci ont l’opportunité d’apprendre et d’être mis en relation avec des employeurs potentiels.

Rester musicien demain

Autour des notes qui s’alignent sur les partitions, sous les arcades de l’Abbaye aux Dames, à Saintes, ils se retrouvent. Jeunes musiciens, professionnels en devenir diplômés du conservatoire, ils apprennent et jouent ensemble. Placé sous la direction de Catherine Puig, le Jeune Orchestre de l’Abbaye (JOA) poursuit une mission d’insertion professionnelle auprès de musiciens qui, à l’issue de leurs études, ont tout un parcours à construire. Vincent Soccodato, chargé des projets européens à La Cité Musicale, explique : « Après leurs études, les jeunes diplômés connaissent souvent une période de tension, voire de précarité. Ils ont encore peu d’expérience professionnelle et comme le système de recrutement des orchestres est plutôt informel, il est indispensable pour eux de se faire connaître. » En participant aux stages du JOA, les musiciens augmentent leurs chances de se faire repérer par l’un des célèbres chefs d’orchestre invités qui dirigent les sessions de formation. Mais au-delà de la cvthèque vivante, le JOA est un moyen pour les musiciens d’acquérir des compétences annexes et d’élargir leur offre professionnelle pour faire la différence lors d’auditions de recrutement. Développer son expertise tout en diversifiant son approche : un équilibre pour bâtir un parcours professionnel complet. Chaînon manquant entre le conservatoire et le milieu professionnel, l’offre du JOA vient en complément selon Vincent Soccodato : « Au sein des conservatoires, l’approche de l’enseignement est souvent traditionnelle avec une relation de maître à élève, et un accent mis sur la formation de soliste alors que peu de musiciens le deviendront au final. L’enjeu pour nous est de former et de mettre en relation les étudiants-jeunes professionnels avec des employeurs potentiels. »

 

Dans un lieu apaisant où les cellules religieuses ont été transformées en chambres, les musiciens prennent le temps du travail approfondi et de la rencontre. Au sein de l’orchestre, c’est la vie qui s’écoule ; apprentissages, amitiés, entraide. « Un orchestre, c’est une famille ! » Autour d’une passion commune, la diversité s’exprime ainsi, en cohérence avec le projet initial du chef d’orchestre Philippe Herreweghe qui, en 1992, crée l’orchestre des Champs-Élysées afin de faire revivre le répertoire classique et romantique sur instruments d’époque. Depuis les premières sessions en 1996, le JOA a développé de nombreux outils de formation et de suivi du développement professionnel des étudiants : festival annuel, 7 sessions par an, dirigées par des chefs d’orchestre reconnus et des musiciens professionnels spécialisés, formation de niveau Master, actions de médiation musicale pour conquérir de nouveaux publics. Vincent Soccodato détaille : « La médiation permet de faire découvrir une œuvre musicale à un public néophyte ; les étudiants interviennent auprès d’enfants, ou encore de détenus. C’est une autre facette de leur métier qu’ils explorent ainsi. À travers le concert adapté qu’ils mettent concrètement en œuvre à la fin de leur stage, les musiciens prennent davantage conscience du rôle social de leur métier. »

 

À la fois lieu de production musicale et de transmission, espace de rencontres et de mises en relation professionnelles, enceinte d’apprentissage et de formation, la Cité Musicale offre aux jeunes musiciens l’opportunité d’élargir leur horizon pour se bâtir un avenir professionnel qui leur permette de vivre de leur passion. À travers la diversité de leurs instruments, de leurs nationalités et de leurs parcours, ils donnent à voir une image du faire ensemble qu’aime observer Vincent Soccodato : « Il est beau de voir comme des musiciens issus de tous horizons parviennent à jouer ensemble et à produire une œuvre commune. C’est une image de coopération et d’identité internationale. En offrant à ces jeunes musiciens les moyens de pratiquer leur métier demain, nous faisons vivre cette image positive de la diversité. Et survivre notre patrimoine musical. »

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