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Les ateliers du CPP œuvrent à l’insertion des adultes isolés par leur situation de handicap

16.11.2021 Actualités

Cofinancés à 40% par le Fonds social européen (FSE), les ateliers du Centre pédagogique professionnel de Cornouaille accompagnent des adultes dans leur remobilisation professionnelle. Objectif : leur permettre d’exercer à nouveau une activité.

Interview de Samuel Nicolas, Chef de service au sein du CPP.

Pouvez-vous nous parler de vos ateliers d’insertion créés il y 4 ans ?

Samuel Nicolas : Depuis 2017, nous animons ces ateliers lancés à l’initiative du Conseil Départemental du Finistère et cofinancés par le FSE. Ils sont accessibles à toute personne résidant dans le Pays de Cornouaille, bénéficiaire de minimas sociaux et d'une notification RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) ou d'une demande en cours auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). 8 places sont disponibles, en entrée et sortie permanente. Durant 8 mois, les participants volontaires retrouvent un rythme de vie régulier avec une présence au CPP de 12 à 18 heures par semaine. Ils reprennent confiance au travers d’activités de socialisation et se confrontent à l’univers professionnel en découvrant des métiers comme la menuiserie, l’entretien d’espaces verts, la fabrication de filets ou le conditionnement en brasserie. Ils réalisent notamment un stage de découverte professionnelle durant leur parcours. Après leur sortie de l’atelier, les participants restent suivis pendant 3 mois.

A quoi contribue le financement du FSE ?

Samuel Nicolas : Le FSE est un partenaire de longue date, qui soutient économiquement le CPP Championnet depuis plus de 30 ans. Aujourd’hui, ce financement européen représente 40% du budget des ateliers d’insertion. Cette contribution du FSE est essentielle au fonctionnement des ateliers. Elle participe au financement de 6 postes sur les 9 membres permanents dont 2 encadrants techniques travaillant sur les ateliers et chantiers d’insertions. Une conseillère en économie sociale familiale (CESF) intervient également chaque semaine pour informer les participants de leurs droits et les aider dans leurs démarches.

Quels sont les bénéfices concrets liés à ce financement ?

Samuel Nicolas : Le développement des ateliers permet aux participants de lever des freins à l’emploi, à la mobilité et de faire émerger de nouveaux projets professionnels. Plusieurs volontaires sont notamment partis en formation, via des organismes de droit commun ou des organismes médico-sociaux de réadaptation professionnelle. D’autres rejoignent des structures d'insertion par l'activité économique : chantiers d'insertions, entreprises adaptées et ESAT (Etablissement et Service d’Aide par le Travail).

Le CPP a-t-il prévu une action particulière à l’occasion de la 25e semaine du handicap ?

Samuel Nicolas : Tout à fait ! Le 16 novembre, des conseillers de Pôle Emploi et de Cap Emploi visiteront nos locaux et partageront un temps d’échange avec les encadrants. Ils connaîtront ainsi nos dispositifs en profondeur et pourront les promouvoir auprès des personnes en recherche d’emploi. Le reste de l’année, nos portes sont bien sûr ouvertes à tous ceux qui souhaitent « redémarrer » dans la vie.

2

encadrants mobilisés sur les ateliers d’insertion

8

mois d’accompagnement pour les adultes handicapés

40%

du budget des ateliers financés par le FSE

Aux origines du Centre pédagogique professionnel se trouve l’association Championnet, née à Paris au début du 20e siècle.

Elle proposait des activités ludiques et éducatives aux jeunes en difficulté. En 1991, l’association a créé dans le Finistère le Centre Pédagogique Professionnel afin de soutenir les adultes en situation de handicap.

La problématique d’isolement social et professionnel est particulièrement marquée chez ces personnes.

L’organisme de formation se spécialise dans leur insertion, mais aide aussi tous ceux qui cherchent une place dans la société après un parcours difficile.

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