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Made in Gévaudan, Trophée FSE d'Argent 2017

30.11.2017 Actualités

L’association « Made in Gévaudan », née en 2015, propose sur un site web de vente éponyme les produits gastronomiques, artisanaux et touristiques, d’une trentaine de producteurs d'Auvergne et du Gévaudan. La gestion de la logistique et  du site web associés sont sous-traités à l’association d’insertion locale « Les Ateliers de la Bruyère » qui propose ainsi un quatrième chantier d’insertion, dédié aux métiers porteurs de la logistique et du numérique.

 

Faire d’une terre de légende, une terre d’emploi

 

Sur l’écran, la tête de la célèbre bête, sculptée dans le bois, surveille une terre d’Auvergne enneigée. Une promesse s’affiche en quelques mots : « Made in Gévaudan : vente directe de produits du terroir,  artisanat et voyage. » Un site web comme une fenêtre ouverte sur un projet de solidarité et d’innovation en zone rurale, porté par l’association éponyme, « Made in Gévaudan ». Solène Jarreau, assistante de direction à l’association d’insertion « Les Ateliers de la Bruyère », et coordinatrice des actions de formation, explique : « Les zones rurales comme la nôtre, à Saugues et dans les alentours, présentent de réelles problématiques d’emplois. Soit il y en a peu, soit ils ne correspondent pas aux qualifications des chercheurs. » Avec le projet « Made in Gévaudan » créé en 2015, l’objectif est double : mutualiser les richesses en proposant à la vente en ligne des produits locaux et pérenniser ainsi les activités d’un territoire. Mais aussi, proposer en chantier de réinsertion, une formation à des nouveaux métiers porteurs que sont la logistique et le numérique.

 

Après l’entretien d’espaces verts, un atelier de production de feutre et le maraîchage biologique, les Ateliers de la Bruyère proposent ainsi un quatrième chantier d’insertion dédié à la logistique, comme le détaille Solène Jarreau : « L’association « Made in Gévaudan » réunit une trentaine de producteurs locaux. Le métier consiste à sélectionner les produits commandés et à préparer, avec soin, les colis pour envoi. Assistants polyvalents, les salariés sont formés à la réception, le transport, le tri, le conditionnement, la gestion des stocks et la distribution. Au fil du temps, la mission peut évoluer vers la gestion commerciale puis vers celle du site web dédié à l’association. » Évolutif, ce chantier permet à des personnes en situation de réinsertion d’acquérir des compétences dans des métiers présentant soit une demande locale importante, soit un potentiel de développement comme c’est le cas du numérique.

 

Au-delà des cartons à préparer et du site à animer, Solène Jarreau insiste sur le lien social que ce nouveau chantier, unique en Auvergne, permet de développer : « Les salariés sont accompagnés par des conseillères en réinsertion mais aussi, ils sont en contact avec les producteurs, les clients, les élus, les collectivités. Ils participent aux foires et salons. Pour eux, c’est une façon de reprendre pied socialement et de se créer de potentielles opportunités d’emploi. » Virginie, 37 ans, parisienne qui a suivi son mari en Auvergne dans le cadre de son travail, n’a pas trouvé d’emploi correspondant à sa licence d’anglais. En participant au chantier d’insertion logistique, elle développe des compétences davantage en adéquation avec l’offre locale et envisage ainsi sa reconversion. Préparatrice de colis aujourd’hui, elle est destinée à prendre en charge demain, le volet animation des Ateliers de la Bruyère, et toujours une assistance sur la gestion du chantier de logistique (site et ventes selon les besoins).

 

Ce chantier 2.0 a également permis l’ouverture aux Ateliers de la Bruyère, d’un point Relais Colis ; une autre façon de s’ouvrir et de permettre aux personnes en réinsertion de se reconnecter au monde. Pour Solène Jarreau, toutes ces initiatives brassées par le projet envoient un message d’espoir aux personnes en réinsertion : « Avec ce nouveau chantier, nous proposons des missions diverses, évolutives, sur des secteurs porteurs. Les participants découvrent qu’ils peuvent être d’habiles petites mains mais pas uniquement. Nous les faisons participer aux réunions, nous leur confions la responsabilité d’un stand lors des foires. Ils réintègrent ainsi une vie professionnelle mais aussi sociale, avec laquelle ils ont souvent décroché. » Ils s’inscrivent aussi dans une dynamique territoriale. Acteurs de leur parcours personnel, les salariés participent aussi à une aventure collective ayant pour but de stimuler l’activité locale. Solène Jarreau conclut : « Ce projet promeut un pays, une façon de faire, une éthique. Pour les salariés du chantier logistique, c’est aussi très gratifiant. »

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