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Une bibliothèque de contenus pédagogiques cofinancée par le Fonds social européen

29.11.2021 Actualités

L’association MATRICE apporte des réponses aux mutations économiques des emplois générées par le numérique et accompagne les personnes dont la vie professionnelle est impactée. En 2020, elle crée La Galaxie, une bibliothèque de contenus pédagogiques. Le projet a été cofinancé par le Fonds social européen (FSE). 

Explications de François-Xavier Petit, directeur général de MATRICE.

Vous avez reçu en 2020 plus de 210 000€ du FSE. Qu’a permis ce financement ?

François-Xavier Petit : Nous avons perçu 210 000 € au titre du volet Emploi et Inclusion. Cette somme nous a permis de co-financer le lancement de La Galaxie, notre bibliothèque de contenus pédagogiques. Grâce à cette aide, nous avons pu étoffer et structurer notre offre, et surtout faire des liens pertinents entre les différents programmes pour créer des pratiques et cultures de travail communes. Lorsque nos différents publics sont sensibilisés de la même façon sur une problématique, par exemple le financement de leur entreprise, ils sont davantage à même de se rapprocher.

Qu’est-ce qui n’aurait pas été possible sans le FSE ?

François-Xavier Petit : Nous n’aurions pas pu voir aussi grand et nous aurions lancé moins de programmes et moins de contenus. Par exemple, nous n’aurions pas pu proposer de contenu aux porteurs de projets entrepreneuriaux sur le sujet de l’impact social et environnemental de leur activité. Nous nous serions arrêtés aux thèmes classiques du modèle économique, du développement commercial et de la gestion RH d’une équipe. Grâce au FSE, une ligne de budget est très clairement identifiée pour ce sujet primordial.

Qu’est-ce que l’association MATRICE ?

François-Xavier Petit : MATRICE est un institut d’innovation technologique et sociale. J’ai l’habitude de dire un « objet universitaire non identifié », même si notre pédagogie est reconnue par le ministère de l’Enseignement et de la Recherche ! À la fois organisme de formation, incubateur, laboratoire de recherche et lieu de création artistique, nous accueillons des étudiants, des chercheurs, des artistes, des entrepreneurs de tous profils, y compris des agriculteurs et des artisans, que nous accompagnons face aux changements de notre société. Notre force est d’orchestrer, au même endroit et au même moment, des programmes qui, habituellement, sont totalement indépendants les uns des autres. À travers MATRICE, des personnes très différentes, dont les chemins ne se seraient jamais croisés, peuvent se rencontrer, échanger, parfois envisager des projets communs.

Pouvez-vous nous donner un exemple concret de parcours rendu possible par MATRICE ?

François-Xavier Petit : Celui de Gilles est assez édifiant. Demandeur d’emploi de 55 ans, ancien juriste, en formation au numérique, il a pu grâce aux interactions possibles dans MATRICE faire un stage dans une start-up, UWAY, inscrite dans notre programme d’incubation avec le projet de créer un algorithme permettant de prédire le temps d’attente aux urgences d’un hôpital. Il a finalement été embauché à l’issue de son stage. Ou encore ce jeune qui, après sa formation, a intégré un programme de recherche en dépollution spatiale. Alors qu’il est de plus en plus difficile aujourd’hui quand on est senior, jeune ou sans réseau de s’insérer professionnellement ou de lancer son activité, être dans un programme MATRICE permet de faire des rencontres déterminantes et de bénéficier du réseau des autres.

Quel bilan pouvez-vous tirer ?

François-Xavier Petit : Depuis 2016, nous avons accompagné plus de 300 personnes sur l’ensemble de nos programmes, dont 40% en formation et 20 % en incubation. Nous avons un taux de sortie positif de près de 95%, c’est-à-dire que ces personnes ont trouvé un emploi, lancé leur entreprise ou poursuivi leur formation après leur passage par MATRICE. Nous sommes également fiers d’accueillir plus de 40 % de femmes. C’est possible parce que grâce au FSE, nous avons pu créer des contenus plus inclusifs. Nous avons par exemple lancé un programme de formation de chef de projet numérique qui, parce qu’il associe des compétences relationnelles et économiques aux compétences purement techniques, attire davantage les femmes et les personnes plus âgées en reconversion professionnelle.

Quels sont vos prochains chantiers / objectifs ?

François-Xavier Petit : Grâce au FSE, nous avons pu changer d’échelle et accélérer. La bibliothèque est le fondement de tout notre projet. Maintenant qu’elle est créée, nous avons pour ambition de doubler le nombre de personnes formées chaque année, pour atteindre 300 par an. Côté innovation, nous souhaitons aller vers des projets plus importants, ambitieux et structurants. Nous venons d’ailleurs d’être choisis pour construire l’outil technique qui servira à former les collaborateurs, prestataires et bénévoles d’un gros événement sportif international qui se déroulera bientôt à Paris. Nous prévoyons aussi d’ouvrir des centres physiques en région. Enfin, nous voulons encore plus aller vers les publics fragilisés, tous ceux qui voient leurs métiers rattrapés par les mutations technologiques, par exemple les hôtesses de caisse.

300

personnes accompagnées par MATRICE depuis 2016

300

personnes accompagnées chaque année, c'est l'objectif de MATRICE à partir de 2022

95%

des personnes accompagnées ont trouvé un emploi, lancé leur entreprise ou poursuivi leur formation après leur passage par MATRICE

MATRICE propose cinq types de programmes :

• de formation, essentiellement à destination de personnes en reconversion et de demandeurs d’emploi socialement fragilisés, dans un objectif de réinsertion via le numérique ;

• d’incubation, en accueillant des start-ups en résidence et en accompagnant des entrepreneurs de tous profils : artisans, agriculteurs, artistes ;

• d’innovation, pour accompagner les entreprises et institutions publiques dans leur transformation et en produisant des projets d’innovation numérique ;

• de recherche et de transfert de technologie, en investissant dans des projets prometteurs, dans le but de faciliter le passage de la science à des applications concrètes dans la société et l’économie ;

• de création artistique, avec accueil d’artistes et création d’œuvres in situ.

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