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L’engagement du FSE en faveur de l’inclusion et de la lutte contre la pauvreté

Analyse

Le 13 septembre dernier, le Président de la République, Emmanuel Macron, présentait la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté. C’est l’occasion pour le Fonds Social Européen, dont la promotion de l’inclusion sociale et la lutte contre la pauvreté représente l’un de ses engagements forts, de faire un bilan pour la période de programmation 2014-2020.   

Le FSE fait partie, aux côtés du FEDER, des fonds européens structurels et d’investissement (FESI), principaux instruments de la politique européenne de cohésion. Celle-ci s’articule autour d’objectifs thématiques spécifiques, fondés sur la stratégie Europe 2020. Les crédits FSE et IEJ (Initiative pour l’Emploi des Jeunes) consacrés à la France représentent 6,5 Mds € pour la période de programmation 2014-2020, soit plus de 900 M€ par an. Parmi les objectifs thématiques du FSE, la promotion de l’inclusion sociale et à la lutte contre la pauvreté occupe une place de choix puisqu’il représente plus du tiers de l’ensemble des crédits FSE/IEJ.

INFOGRAPHIE

L’engagement du FSE en faveur de l’inclusion et de la lutte contre la pauvreté en quatre chiffres clés.

Les principaux dispositifs financés par le FSE

Depuis 2014, près de 10 000 initiatives relevant de l’inclusion et de la lutte contre la pauvreté ont été programmées sur les PO de l’Etat par plus de 2 500 opérateurs. La typologie de porteurs sur cette priorité est particulièrement diversifiée : institutionnels (CD, PLIE communaux), structures du service public de l’emploi et de l’IAE, entreprises de l’économie sociale et solidaire, le secteur associatif. Le montant de crédits FSE pour ces opérations avoisine les 2 milliards d’euros pour la période 2014-2020.  Parmi les principaux dispositifs et structures financés par le FSE, on peut rappeler :

Le financement des structures de l’IAE

Parmi les structures de l’IAE qui bénéficient le plus de cofinancements FSE se trouvent près de 900 ateliers et chantiers d’insertion, mais également des entreprises d’insertion et des entreprises de travail temporaire d’insertion.

Pour en savoir plus sur les SIAE, consultez l'interview de Charlotte Fourest, Animatrice Partenariats Groupement Haute-Garonne, qui passe en revue les objectifs et les réussites du projet cofinancé FSE « Alliances Fertiles de Cocagne ».

Les plans locaux pour l’insertion et l’emploi (PLIE)

Mis en place par certaines collectivités au début des années 90, les PLIE ont pour mission de faciliter l’accès à l’emploi des personnes en grande difficulté d’insertion sociale et professionnelle dans le cadre de parcours individualisés en associant accueil, accompagnement social, orientation, formation, insertion et suivi.

Découvrez Le Label Empl’itude, projet faisant partie de la programmation du PLIE, et à ce titre, co-financée d’une part par le FSE et d’autre part par les fonds locaux de la métropole d’Aix-Marseille Provence.

Les programmes départementaux d’insertion (PDI)

Les orientations prises par les Conseils départementaux en matière d’insertion sociale et professionnelle sont déclinées au sein des PDI. Ceux-ci définissent la politique départementale d’accompagnement social et professionnel, recensent les besoins et l’offre locale d’insertion.

Le financement de l’économie sociale et solidaire

Dans le PON FSE, l’économie sociale et solidaire est présentée comme un outil d’inclusion active, y compris en vue de promouvoir l’égalité des chances, la participation active et une meilleure aptitude à l’emploi. Outre les financements accordés sur les enveloppes déconcentrées des DIRECCTE, l’Agence d'ingénierie pour le développement de l'économie sociale et solidaire (AVISE) a également bénéficié du soutien du FSE.

Consultez l'article "L’Avise lance 3 appels à projets FSE pour l’emploi dans l’Economie sociale et solidaire".

Le Service militaire adapté (SMA)

Créé en 1961 et relevant du ministre des Outre-mer, le Service Militaire Adapté (SMA) est un dispositif militaire (sept régiments outre-mer) dédié à l’insertion socio-professionnelle des jeunes ultra-marins âgés de 18 à 25 ans peu ou pas qualifiés dont plus de 30 % sont en situation d’illettrisme. Plus de 11 000 jeunes ont bénéficié d’un accompagnement dans le cadre du SMA depuis 2014. Le taux de sorties positives du SMA se situe à environ 76 % en moyenne sur les régiments des cinq DOM.

En savoir plus sur le SMA de Mayotte, un projet mahorais soutenu par le Fonds Social Européen placé sous le signe de la réussite.

Focus sur le projet "Reims sans frontières", finaliste à l'édition 2017 des Trophées des initiatives FSE

Le projet « Reims sans frontière »porté par la mission locale de Reims, accompagne depuis 2016, pendant 4 à 8 mois, 180 jeunes primo-arrivants en France. En leur dédiant un conseiller et un bénévole, l’enjeu est de les remettre sur le chemin d’une insertion sociale et professionnelle durable. Sas de préparation à l’accueil plus traditionnel de la Mission Locale ensuite, système d’aide à l’insertion, d’accompagnement du potentiel professionnel, le projet se définit comme un levier « de remise en route et en rythme » pour les jeunes qu’il accompagne. Il coordonne les quatre conditions indispensables à une insertion : les papiers, le travail, la langue et le logement.

Pour en savoir plus...

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