Sur le territoire de Tarn-et-Garonne, le projet “Les Rayonnants” porté par La Fondation des Apprentis d'Auteuil permet aux salariés en insertion de bénéficier d’un encadrement renforcé et spécifique qui mobilise des compétences techniques en lien avec la mobilité douce, les métiers de l'industrie, le recyclage et l'environnement. Celui-ci combine un accompagnement personnalisé individuel et des ateliers en groupe afin de favoriser l’insertion professionnelle et l’inclusion sociale des personnes les plus éloignées du marché du travail.
Occitanie
Répondre aux enjeux d’insertion socioprofessionnelle du territoire
L’initiative de La Fondation des Apprentis d'Auteuil vise à accompagner 30 salariés en insertion et à accueillir, chaque mois, 4 participants en Période de Mise en Situation en Milieu Professionnel (PMSMP), leur permettant de tester un projet d’orientation, de découvrir un métier ou d’explorer un secteur d’activité, d’ici le 31 décembre 2026.
Ce projet répond à une double problématique identifiée : d’une part, l’augmentation du nombre de personnes en difficulté d’insertion socioprofessionnelle, confrontées à des freins périphériques, notamment en matière de mobilité, qui limitent leur accès à l’emploi et à la formation et, d’autre part, le faible niveau de remobilisation des publics éloignés de l’emploi, qui nécessite un accompagnement personnalisé pour retrouver confiance et motivation.
Des actions au service de l’inclusion active vers l’emploi
Le programme national FSE+ cofinance la mise en œuvre d’actions majeures de cette Fondation, destinées à favoriser l'insertion professionnelle des salariés en insertion via un atelier chantier d'insertion intégrant un parcours d'insertion adapté et individualisé pour permettre la lever des freins à l'emploi et l'insertion durable à l'emploi.
Un accompagnement socioprofessionnel individuel et collectif
Afin de mettre en œuvre ces missions, le projet “Les Rayonnants” rassemble un personnel qualifié composé d’un encadrant technique, d’une conseillère en insertion professionnelle et d’un animateur destiné à l’insertion numérique.
Cet accompagnement se décline en trois phases :
- Un atelier de chantier d'insertion au poste d'aide-mécanicien cycle, destiné à accompagner les personnes éloignées de l’emploi en leur proposant une formation aux techniques de mécanique et de réparation de vélos. Dans ce cadre, les salariés en insertion développent et mettent en pratique leurs compétences, tout en étant évalués sur la maîtrise des procédés techniques et des activités de production.
- Des ateliers collectifs pour favoriser la levée des freins à l'emploi (mobilité, logement, santé, budget, famille, justice, administratif), sur la mobilisation vers l’emploi (les bassins d’emploi, les formations, la création d’entreprise, les techniques de recherche d’emploi,…) ainsi que sur la sensibilisation à l'utilisation d'outillage ou de machines.
- Un accompagnement lors des rencontres avec les employeurs en Période de Mise en Situation en Milieu Professionnel, des enquêtes métiers, de visite d’entreprise, de participation aux forums emploi
©Fondation des Apprentis d’Auteuil
Quand l’économie circulaire devient un levier d’insertion
L’action de la Fondation des Apprentis d’Auteuil à travers le projet “Les Rayonnants” allie ainsi l’apprentissage technique et le développement de compétences relationnelles, avec un fort ancrage éco responsable grâce à la valorisation du recyclage. Il favorise l’accès à un emploi durable dans des secteurs variés tels que la vente et l’entretien de cycles ou la maintenance d’équipements adaptés aux personnes en situation de handicap.
Le projet “Les Jardins du Coeur”, porté par l’association Les Restaurants et Relais du Coeur, propose un parcours d’accompagnement destiné à la réinsertion socio-professionnelle des personnes éloignées de l’emploi. Celui-ci combine un processus de recrutement inclusif, un suivi individualisé tout au long du parcours ainsi qu’un accompagnement bienveillant, fondé sur l’écoute et la confiance. Nouvelle-Aquitaine
Insertion par le maraîchage et accès à une alimentation responsable
Le projet de l’association répond à un double enjeu d’inclusion : favoriser l’insertion professionnelle durable des personnes éloignées du marché du travail et permettre aux Restos du Coeur du Lot un accès à des produits maraîchers frais, de proximité et issus de pratiques respectueuses de l’environnement.
Un parcours structuré vers l’autonomie professionnelle
Le programme national FSE+ cofinance la mise en œuvre de deux actions majeures de cet atelier et chantier d’insertion (ACI), destinées à favoriser la réintégration dans le monde du travail des salariés en insertion grâce à l’apprentissage de gestes et postures favorisant le bien-être et le bien vivre au travail, l’accompagnement à l'élaboration d'un projet professionnel y compris par des mises en situation professionnelle dans les entreprises partenaires, ainsi que la maîtrise des techniques de recherche d'emploi (TRE).
Le parcours d'accompagnement se déroule de quelques mois à deux ans et comporte plusieurs phases :
Un accompagnement personnalisé adapté aux besoins de chacun
Tout au long de leur contrat, les salariés bénéficient d'un suivi individualisé adapté à leurs besoins. Ce service se traduit par des entretiens individuels avec la conseillère en insertion professionnelle (CIP) au minimum deux fois par mois, avec la possibilité de la solliciter à tout moment en cas de besoin complémentaire.
Les démarches engagées peuvent également être approfondies dans un cadre collectif au travers d'ateliers thématiques sur les TRE mais aussi sur les freins à l’emploi tels que la santé, le budget, la langue, le logement ou la mobilité en fonction des besoins identifiés par les équipes en place.
Pour moi “Les Jardins du Cœur”, c’était une aventure hors du temps qui m’a permis d’être dans l’univers bienveillant, empathique, simple et respectueux. Les objectifs qu’on nous donne nous permettent de nous pousser pour ne pas stagner et se donner des challenges pour le travail. C’est une belle aventure humaine avec des petits repas, conviviaux de départ. Ça m’a permis d’accepter les gens avec leur différence et de s’adapter et découvrir des personnes d’autres cultures, d’autres pays. Ça peut permettre de prendre confiance en soi, humainement et socialement.
Je vais pouvoir me préparer au milieu professionnel, je n’ai pas encore pu trouver du travail en France. Je vais pouvoir acquérir des compétences. Je vais pouvoir déposer une demande de logement et m’inscrire au permis de conduire. J’ai pour projet de devenir aide-soignant et je suis prêt à partir en formation. Et surtout je vais pouvoir engager une procédure pour la garde de mon fils parce qu’avec un salaire, je vais pouvoir prétendre à obtenir un logement ou je pourrais le recevoir. Avec ma première paye, je commence le permis, je m’inscris au code le plus tôt possible. Et aussi, je me sens bien dans l’équipe, j’ai le sentiment d’être intégré professionnellement même si je sais que le contrat que j’ai signé n’est pas un CDI.
Se former par la pratique en situation professionnelle
En parallèle, l'encadrant technique facilite l'intégration au travail en s’appuyant sur un cadre rassurant et une écoute attentive, favorisant ainsi l’instauration d’une relation de confiance avec les salariés en insertion, engagés sur un contrat de 24 heures par semaine.
Maraîcher professionnel, il accompagne l’apprentissage concret des compétences et des comportements professionnels de ces salariés dans les activités liées au maraîchage, notamment le travail de culture agro-responsable des légumes sur site et la production des plants à la récolte.
Tous les acteurs sociaux et professionnels du territoire peuvent être sollicités soit pour une résolution de problématique sociale soit pour l’élaboration du projet professionnel des salariés. Il pourra s’agir des conseillers de France Travail, de la Mission Locale, de Cap Emploi ou des travailleurs sociaux du Département ainsi que des entreprises présentes sur le territoire. Le CIDFF intervient également auprès des participants pour déconstruire les stéréotypes de genre.
L’action des “Jardins du Coeur” permet au terme de leur projet de remettre sur le chemin du travail les personnes éloignées de l’emploi et confrontées à des difficultés d’insertion avec près de 70% de sorties positives à l’issue de leurs parcours par un accès à l’emploi ou une formation tout en permettant la récolte annuelle de 17 à 20 tonnes de légumes, couvrant plus de la moitié des besoins des Restos du Coeur du Lot.
A Paris, l'association Crescendo permet aux personnes les plus éloignées de l’emploi de bénéficier d’un parcours d’insertion socioprofessionnelle complet dans le secteur de la petite enfance. Celui-ci combine une immersion professionnelle, une formation qualifiante et un accompagnement social renforcé afin de favoriser un retour à l’emploi.Ile-de-France
Un parcours d’insertion vers les métiers de la petite enfance
L’initiative de l’association Crescendo vise à accompagner sur trois ans 28 salariés en contrat à durée déterminée d’insertion (CDDI) cumulant des difficultés professionnelles et sociales, dans son Atelier et Chantier d’Insertion (ACI) du quartier de Belleville. Son projet « Insertion vers les métiers de la petite enfance » répond à une double problématique identifiée : la précarité socio-économique dans certains quartiers de Paris et la pénurie importante de personnel qualifié dans le secteur de la petite enfance.
Développer des compétences durables pour une insertion réussie
Cofinancé par le programme national FSE+ de 2025 à 2027, ce projet a pour objectif de favoriser la construction de projets professionnels stables et durables, tout en levant les freins périphériques à l’insertion des bénéficiaires. Au-delà des savoir-faire techniques, ces personnes acquièrent des savoir-être essentiels et des compétences transférables pour intégrer durablement le marché du travail.
Une approche intégrée alliant mise en situation, formation et accompagnement
La démarche de l’ACI repose sur les principes suivants :
- Une mise en situation professionnelle (10 mois) des salariés en insertion dans des structures de la petite enfance de Crescendo, avec tutorat individualisé.
- Un accompagnement social alliant soutien individuel et collectif pour surmonter les difficultés des bénéficiaires liées à la santé, au logement et à la scolarité des enfants ou à la confiance en soi, qui peut être prolongé au-delà du chantier.
- Un parcours de formation, axé sur la préparation aux modules EP1 et EP2 du CAP Accompagnant Éducatif Petite Enfance (CAP AEPE).
- Une évaluation continue des acquis à travers notamment des bilans hebdomadaires, un livret de suivi, des contrôles en cours de formation pour valider les compétences liées au CAP AEPE et un accompagnement post-parcours sur 6 mois.
Une dynamique partenariale au service de l’emploi et de l’inclusion active
Pour assurer un suivi efficace, et sécuriser les sorties vers l’emploi de ces personnes, la conseillère en insertion professionnelle et sociale de l’association travaille en collaboration régulière avec les référents du PLIE de la Ville de Paris. Cela favorise ainsi la mise en oeuvre d’ateliers collectifs sur les techniques de recherche d’emploi, la maîtrise du numérique et la valorisation de soi.
Grâce au programme national FSE+, l’opération mise en œuvre par l’association Crescendo répond à plusieurs enjeux : lutter contre la discrimination à l’emploi, notamment des femmes peu qualifiées, favoriser l’accès à des métiers en tension comme la petite enfance et structurer des actions d’insertion sociale et professionnelle qui répondent aux besoins émergents du marché du travail.
France entière
Le Grenier : l'économie circulaire au service d'une transition juste en Normandie
transition juste en Normandie
Le 17 octobre dernier, le Comité Régional de Suivi Interfonds (CRSI) s’est tenu à Rouen, en présence de la Commission européenne, de la DGEFP, de la Région Normandie et du Secrétariat général pour les affaires régionales (SGAR).
Ce rendez-vous a permis de faire le point sur la mise en œuvre des fonds européens dans la région et de valoriser des projets concrets soutenant la transition écologique, l’innovation et l’emploi durable.
Parmi les initiatives présentées, le projet porté par l’association Le Grenier s’est distingué par sa capacité à conjuguer économie circulaire et insertion professionnelle. Cofinancé par le programme national FTJ, il illustre l’accompagnement nécessaire des territoires confrontés aux mutations économiques et environnementales.
Le taux de chômage est de 15,2% au Havre en 2022 contre 12,5% en France
Une réponse locale à des défis économiques et sociaux
La Vallée de la Seine, incluant le Havre et ses alentours, fait face à des défis économiques et sociaux importants. Le taux de chômage y reste supérieur à la moyenne nationale, en particulier chez les femmes et les publics faiblement qualifiés.
L’association Le Grenier, véritable un acteur de proximité, agit en soutenant la réinsertion professionnelle de personnes éloignées de l’emploi, tout en participant activement à la réduction des déchets et à la gestion durable des ressources.
Le Grenier développe une ressourcerie implantée sur le territoire havrais, qui valorise les textiles, objets et meubles de seconde main.
Plutôt que de laisser ces biens finir en déchetterie, ils sont collectés, triés, nettoyés, reconditionnés et revendus, contribuant ainsi à un modèle d’économie circulaire plus vertueux. Ce processus permet à la fois de créer des emplois locaux et de répondre aux enjeux environnementaux.
Un projet au service de l’emploi durable
Le projet de ressourcerie vise à accompagner des personnes éloignées de l’emploi dans un parcours d’insertion professionnelle complets. Les participants sont recrutés sous contrat à durée déterminée d’insertion (CDDI) et bénéficient d’un accompagnement individualisé, de formations ciblées et d’un environnement de travail adapté. Ils y développent des compétences professionnelles et techniques tout en préparant leur retour à un emploi durable.
Les résultats témoignent de la réussite du projet :
- En 2024 les périodes de mises en situation professionnelles représentaient 77 personnes, contre 148 en 2025 ;
- Sur cette même période, les occasions de contrats sont passées de 59 à 95.
Ces chiffres traduisent l’impact social et local, en cohérence avec les objectifs du programme national FTJ, qui encourage la création d’opportunités professionnelle dans les secteurs d’avenir.
Un modèle de transition juste
Grâce au cofinancement européen, Le Grenier a pu professionnaliser son activité, renforcer son accompagnement et améliorer l’employabilité des publics accueillis.
Mise à part les chiffres, le projet incarne une vision concrète de la transition juste, celle d’un développement économique durable, inclusif et ancré dans le territoire. En articulant réemploi des ressources et insertion socio-professionnelle, Le Grenier contribue un modèle économique plus respectueux de l’environnement et créateur d’opportunité.
Un engagement européen pour les territoires
À travers cet accompagnement, le FTJ démontre sa volonté d’investir dans des solutions locales, concrètes et humaines, qui répondent à la fois aux défis économiques sociaux, et environnementaux de la région.
En Normandie, ces actions s’inscrivent dans une stratégie plus large de réindustrialisation durable, d’écologie industrielle et de reconversion de compétences.
Volet national
le programme l’Escale
Le programme l’Escale porté par La Ruche Marseille et cofinancé par le programme national du Fonds pour une transition juste (FTJ), propose un parcours d’immersion aux métiers liés à la transition écologique. Il vise à faire découvrir aux personnes éloignées de l’emploi les métiers verts en particulier ceux de l’économie circulaire.
Le programme l'Escale s'inscrit dans une démarche écologique et sociale
La Ruche Marseille est un lieu de la Transition Ecologique et Sociale qui accueille depuis 2013 des entrepreneur(e)s et structures engagées dans des projets à impact social et environnemental. Depuis 2019, La Ruche s’adresse à des publics plus éloignés de l’emploi au travers de programmes et formations accessibles, participant ainsi à la construction d’un marché de l’emploi plus inclusif et responsable.
En conciliant accompagnement vers l’emploi et transition écologique, le programme l’Escale est cofinancé par le programme national du Fonds pour une transition juste (FTJ).
Zoom sur le Fonds pour une transition juste
Le programme national du Fonds pour une transition juste (FTJ) a vocation à favoriser la mise en œuvre du Pacte vert pour l’Europe, dont l’ambition est d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. Pour y parvenir, l’Union européenne s’est fixé une étape intermédiaire : réduire ses émissions de CO₂ de 30 % d’ici 2030. Le FTJ vise à soutenir les territoires et les personnes les plus exposés aux conséquences sociales, économiques, environnementales et en matière d’emploi de la transition écologique. Ce fonds joue ainsi un rôle clé dans vers une économie et un marché de l’emploi européens plus durables et respectueux du climat.
Concilier accompagnement vers l’emploi et découverte des métiers au cœur de la transition écologique
Le programme l’Escale est né d’un double constat observé par La Ruche Marseille. D’abord, en 2021, au sein du Quartier Prioritaire de la Ville (QPV) Grand Centre de Marseille, 1 habitant sur 5 était demandeur d’emploi. Dans le même temps, la lutte contre le réchauffement climatique conduit à l’apparition de nouveaux métiers nécessaires pour favoriser la mise en œuvre des objectifs environnementaux d’aujourd’hui et de demain pour limiter le réchauffement climatique.
Ainsi, La Ruche Marseille a constaté une volonté de retour vers l’emploi des personnes au chômage et une offre croissante des métiers verts, notamment dans le secteur de l’économie circulaire. Ce domaine a comme particularité d’être accessible en termes de compétences ou bien nécessitant un court temps de formation. Face à ces observations, le programme l’Escale a pour objet de faire découvrir aux personnes éloignées de l’emploi les métiers verts au travers d’ateliers professionnalisant et/ou de mise en situation professionnelle.
Le programme l’Escale à la loupe / en détail
L’accompagnement proposé par La Ruche Marseille s’adresse à des demandeurs et demandeuses d’emploi. Ces derniers sont soit repérés par les équipes de La Ruche Marseille après un travail de sourcing soit sont dirigés vers le programme l’Escale par des structures d’aides à l’emploi dont ils sont bénéficiaires. Après une première prise de contact avec l’équipe du programme l’Escale, le bénéficiaire peut tester un atelier ou une rencontre. A l’issue de cette étape, le bénéficiaire s’engage, ou non, au sein du programme. Une fois engagés, les participant-es au programme l’Escale participent à divers ateliers autour de l’économie circulaire, bénéficient aussi des évènements de la Ruche Marseille, sont accompagnées avec des prises de contact téléphoniques régulières. Si une adéquation entre une opportunité d’emploi et un bénéficiaire du programme se distingue, les accompagnatrices de l'Escale établissent le lien directement avec l'entreprise.
Des visites de structures de l’économie circulaire pour se familiariser avec ce domaine d’activité et les métiers exercés
Les visites sont au cœur du programme l’Escale permettant de faire découvrir au mieux les métiers verts aux participants. Voici quelques-unes des visités réalisées :
- Visite de la plateforme de réception des biodéchets collectés par les Alchimistes de Provence, une entreprise qui propose une solution locale de valorisation des déchets alimentaires ;
- Visite de La Casanova, l’antenne Marseillaise de l’association La Réserve des arts qui favorise et soutient le développement d’une économie circulaire et solidaire au sein du secteur culturel, créatif et artisanal ;
- Visite de Provence TLC qui est spécialisé dans la collecte par point d'apports volontaires, le tri et le recyclage de Textile, Linge de maison et Chaussures usagées ;
- Visite de la manufacture partagée Make ICI Marseille qui accueille une communauté d’artisans et de talents qui travaillent différents matériaux.
Le parcours d’immersion au sein du programme l’Escale est cadré et repose sur trois grands objectifs :
- Sensibiliser et rendre accessible les emplois de l’économie circulaire ;
- Mettre en situation d’immersion active les personnes éloignées de l’emploi ;
- Développer l’idée d’inclusion professionnelle auprès des entreprises de l’é
L'économie circulaire : de quoi parle-t-on ?
L’économie circulaire consiste à produire des biens et des services de manière durable en limitant la consommation et le gaspillage des ressources et la production des déchets. Il s’agit de passer d’une société du tout jetable à un modèle économique circulaire.
Le programme l'Escale en accompagnant des personnes éloignées de l'emploi, vers des métiers verts, participe à la construction de parcours professionnels durables dans des secteurs d'activité clés de la transition écologique.
Ce projet de la Ruche Marseille et cofinancé par le Fonds pour une transition juste, allie insertion professionnelle et enjeux environnementaux.
Grand Est
Dix ans du SMV : un bilan une perspective
Metz, 8 octobre 2025, le Service Militaire Volontaire célèbre cette année son dixième anniversaire. À cette occasion, une cérémonie de grande ampleur s’est tenue à Metz, en présence de représentants du Ministère du Travail et des Solidarités et de la Commission européenne, en tant que partenaires du dispositif.
Cet anniversaire a notamment offert une opportunité de communication autour du programme national des Fonds social européen Plus (FSE+), répondant à l’obligation de communication prévue à l’article 50 du règlement (UE) incombant aux opérations de plus de 10 millions d'euros.
Bien qu’unique, le dispositif SMV regroupe plusieurs opérations portées par les différents régiments, dont la majorité dépasse le seuil de 10 millions d’euros.
L’événement a ainsi permis de valoriser le soutien européen apporté à l’ensemble du dispositif, à la fois au niveau de chaque centre et dans sa dimension globale.
L'histoire du SMV au service de l'emploi
Créé en 2015 par le président de la République, le SMV constitue une initiative de l’Etat pour accompagner l’insertion professionnelle et citoyenne des jeunes de 18 à 25 ans éloignés de l’emploi. Inspiré du Service militaire adapté d’outre-mer, il a pour objectif de restaurer la confiance, faciliter l’insertion et valoriser l’engagement citoyen.
Implanté dans plusieurs centres métropolitains couvrant cinq régions, le dispositif s’articule sur des durées de 6 à 12 mois selon le profil du volontaire, avec un soutien personnalisé, des périodes en entreprise ou en stage, et un accompagnement vers le permis de conduire ou d’autres compétences utiles. Le SMV affiche un taux d’insertion supérieur à 80 %. Le programme national FSE+ l’accompagne depuis 2019.
Sur les dix années d’existence, le SMV a formé plusieurs milliers de jeunes dans une vingtaine de métier, dans le secteur du BTP, de la logistique, des services ou de l’agroalimentaire.
Metz, théâtre d’une célébration sous le signe de l’Europe
C’est dans l’atmosphère majestueuse de l’hôtel de ville de Metz que les autorités locales, les cadres du SMV et les représentants du ministère du Travail et des Solidarités et de la Commission européenne se sont réunis pour marquer cette décennie d’engagement.
La matinée a été consacrée à la présentation des projets portés par les cinq régiments du SMV, chacun illustrant la manière dont le soutien du FSE+ contribue à transformer les parcours de jeunes en quête d’avenir. Volontaires et encadrants ont témoigné de leurs réussites : formation qualifiantes, retours à l’emploi et reconversions réussies.
Sur le parvis de la cathédrale, une cérémonie militaire a ensuite rendu hommage aux valeurs qui animent le dispositif depuis sa création. Des médailles de la Défense nationale ont été remises à plusieurs volontaires et cadres, dans une ambiance solennelle et empreinte d’émotion. Le Commandant du SMV a profité de ce moment pour rappeler le rôle essentiel du programme national FSE+ dans la pérennité de l’opération et la qualité des formations proposées.
Les discours officiels se sont ensuite tenus dans les salons de l’hôtel de ville, où Cinzia Masina, représentante de la Commission européenne, a salué la réussite du SMV. Les échanges se sont prolongés autour de discussion informelle entre anciens volontaires et représentants institutionnels.
Une mission plus actuelle que jamais
En une décennie, le SMV a accompagné plus de 10 000 jeunes vers l’emploi ou la formation. Le dispositif entre désormais dans une nouvelle phase, qui inscrit l’insertion des jeunes et la montée des compétences comme priorités européennes. Les prochaines années s’annoncent ambitieuses : ouverture à de nouveaux métiers comme la logistique verte, la sécurité et le numérique, le renforcement des liens avec les entreprises et un suivi renforcé des anciens volontaires.
À Metz, ce dixième anniversaire n’était pas qu’une commémoration mais aussi le symbole d’un partenariat solide entre la France, ses armée et l’Europe au service de la jeunesse et de l’inclusion.
Grand Est
Soutenir les séniors dans leur insertion professionnelle
Retravailler Alsace : la solution pour un vieillissement actif et inclusif
En France, les plus de 50 ans représentent aujourd’hui près d’un tiers de la population active. Parmi les 55-61 ans, une personne sur cinq n’est ni en emploi ni à la retraite (selon l'INSEE). Derrière ces chiffres se cache une réalité préoccupante : beaucoup de séniors font face à un marché du travail qui peine à reconnaître leur expérience et leurs compétences. Cette situation interroge sur la place des séniors dans la vie professionnelle et sur la nécessité de mieux accompagner le vieillissement actif. Dans un contexte de recul de l’âge légal de départ à la retraite, il devient essentiel de mettre en places des dispositifs favorisant le maintien dans l’emploi, la transmission des savoirs et l’adaptation des parcours professionnels tout au long de la vie.
Le programme national FSE+ a placé cette question au cœur de ces priorités. A travers sa priorité 4 « Promouvoir un marché du travail créateur d’emploi, accessible à tous et un environnement de travail inclusif et sain » le programme national FSE+ encourage le vieillissement actif et en bonne santé. L’objectif spécifique D vise particulièrement à adapter travailleurs et entreprises aux évolutions démographiques, tout en garantissant un environnement de travail inclusif et respectueux.
Retravailler Alsace, un acteur de référence sur le territoire
C’est dans ce cadre que le projet « Transition Pro Séniors », porté par Retravailler Alsace, à vu le jour. L’organisme, implanté depuis de nombreuses années dans toute la France est reconnu pour son expertise en orientation, formation et accompagnement des transitions professionnelles. Avec le soutien du programme national FSE+, il déploie une réponse innovante au chômage des séniors, en ciblant en priorité les habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).
Chaque année, le dispositif accompagne 24 à 30 demandeurs d’emploi séniors à travers un parcours complet de retour à l’emploi. Ce parcours, d’une durée de 16 semaines, alterne entre phases en centre et immersion en entreprise, pour garantir un accompagnement concret, personnalisé et durable.
4% des 50 ans et plus ne trouvent pas d'emploi malgré une recherche active.
Un dispositif structuré autour de trois piliers, s’appuyant sur une méthodologie claire et progressive :
- Un temps de préparation et d’ateliers collectifs : les participants travaillent sur leur image professionnelle, la valorisation de leurs compétences et la construction de leur projet. Ces ateliers abordent aussi des enjeux actuels comme la fracture numérique, la gestion du stress ou la confiance en soi.
- Des immersions en entreprise : plus de 60% du parcours se déroule en situation réelle de travail. Les participants peuvent ainsi tester un métier, démontrer leurs compétences et ajuster leurs stratégies de recherche d’emploi au contact direct avec des recruteurs.
- Suivi individualisé et continu : chaque sénior bénéficie d’un accompagnement personnalisé, incluant entretiens réguliers, bilans et réajustements. Cette approche permet de lever les obstacles spécifiques rencontrés par chacun et d’assurer une réintégration adaptée sur le marché du travail.
Un projet inclusif, au service de l’égalité et de l’accessibilité
Au-delà de l’insertion professionnelle, Retravailler Alsace fait de l’égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations une priorité. Les actions sont conçues pour être accessibles à tous, y compris aux personnes en situation de handicap. Depuis 2008, l’organisme développe d’ailleurs des dispositifs spécifiques fiancés par l’Agefiph et veille à l’accessibilité pédagogique et physique de ses formations.
En ouvrant ses sessions aussi bien aux femmes qu’aux hommes et en garantissant une répartition équitable des candidatures retenues, Retravailler Alsace contribue à bâtir un marché du travail inclusif, respectueux des parcours et des diversités.
Un impact durable pour les séniors et pour les entreprises
Outre l’objectif d’insertion, « Transition Pro Séniors » permet aux participants de redonner sens à leur parcours, de clarifier leurs projets et de se projeter dans l’avenir avec confiance. Pour les entreprises, c’est aussi l’opportunité de bénéficier de profils expérimentés, capables de transmettre leur savoir-faire et d’apporter une réelle valeur ajoutée aux équipes.
En soutenant ce projet, le programme national FSE+ illustre concrètement son ambition : donner à chacun, quel que soit son âge, les moyens de trouver sa place sur le marché du travail, et construire ainsi une société plus solidaire et inclusive.
Bretagne
Soutenir les jeunes en situation de handicap dans leur intégration professionnelle
Cap Jeune : un tremplin vers l’emploi en Bretagne
Depuis 2020, le dispositif Cap Jeune, porté par l’ADIPH 35 (Association Départementale pour l’Insertion des Personnes Handicapées en Ille-et-Vilaine) et le réseau des Missions Locales d’Ille-et-Vilaine, accompagne les jeunes de 16 à 30 ans en situation de handicap, principalement cognitif et psychique (60%), dans leur orientation, leur formation et leur recherche d’emploi. Ce dispositif est soutenu par le programme national FSE+, au titre de ses priorités en faveur de l’insertion professionnelle des publics les plus éloignés du marché du travail (priorité 1) et de l’accès à l’emploi des jeunes (priorité 2).
L’insertion professionnelle des jeunes en situation de handicap reste un défi majeur à l’échelle nationale
En France, le taux de chômage des personnes en situation de handicap est d’environ 14 %, soit le double de la moyenne nationale. Malgré l’évolution des dispositifs d’accompagnement et une sensibilisation de plus en plus accrue des acteurs, plusieurs freins persistent : une inadéquation fréquente entre les besoins des jeunes et les contraintes des formations ou du marché du travail, des préjugés toujours présents chez certains employeurs ou encore des parcours marqués par des ruptures administratives ou sociales.
Hauts-de-France
Accompagner les anciens détenus vers une réinsertion sociale et professionnelle sans récidive : l’association Wake Up Café est soutenue par le programme national FSE+
Réinsertion professionnelle après la détention : quel contexte carcéral en France ?
En France, chaque année, ce sont près de 100 000 détenus qui sortent d’incarcération. Face à une densité carcérale de 130,8% (février 2025), l’accès à l’emploi et à la formation des détenus est limité. D’après un rapport de la Cour des Comptes, publié en 2025, 27,8 % ont travaillé en prison en 2023 et seulement 11,5 % suivaient une formation.
À leur sortie, certains détenus n’ont ni argent, ni emploi, ni logement, ce qui les place dans une situation sociale extrêmement fragile. Ce sont d’ailleurs ces conditions qui aggravent le risque de récidive. L’accès à l’emploi constitue ainsi un véritable frein, renforçant le sentiment de rejet, l’isolement social et la difficulté à construire un projet de vie durable.
L’impact de l’association Wake up Café sur les anciens détenus
À travers ses 10 sites en France l’association Wake Up Café se mobilise auprès des anciens détenus afin de faciliter leur réinsertion sociale et professionnelle sans récidive.
Les wakeurs, ex-détenus qui rejoignent le programme, s’engagent à être présents du lundi au vendredi, de 9h30 à 17h30, jusqu’à l’obtention de leur emploi. C’est pourquoi, le projet de l’association se veut « bienveillant mais aussi très exigeant » d’après Aymeric PACO, Responsable développement et pédagogie.
En 10 ans d’existence, le taux de récidive des wakeurs est de 12,5 % tandis que la moyenne française se situe à 30 % durant la première année de sortie et à 60 % dans les 5 ans.
Découvrir le projet de Wake up Café en vidéo
Lien de la vidéoLa méthode de Wake Up Café en faveur de la réinsertion des anciens détenus
Tourné vers une approche pluridisciplinaire, l’association Wake Up Café réalise différentes actions auprès de ses bénéficiaires :
- Accompagnement administratif à la sortie de détention ;
- Ateliers emploi pour définir son projet professionnel et s’entrainer aux entretiens ;
- Moments de partage pour réapprendre à vivre en collectivité et créer du lien social ;
- Ateliers de reconstruction de soi autour de différentes thématiques (le sport, les émotions, etc.).
Bryan L, Wakeur
“Je suis sorti de détention, et le lendemain j’étais chez Wake up Café. Ils m’ont expliqué le déroulement, comment ça se passait, ce qu’ils pouvaient m’apporter. Ce que [moi aussi] je pouvais leur apporter. J’ai signé pour un engagement de 3 semaines, aujourd’hui ça fait 3 mois que je suis là.”
Wake up Café Lille et le programme national FSE+ 2021-2027
Après avoir répondu à un appel à projets publié dans le cadre de la programmation nationale 2021-2027 du FSE+ouvrir une nouvelle fenêtre, l’antenne lilloise de Wake Up Café s’est vu attribuer un soutien du FSE+ permettant le recrutement de salariés au sein de Wake up Café Lille.
Pour Anne-Juliette BEAU, Responsable Mécénat à Wake Up Café Lille, répondre à un appel à projet du programme national FSE+ peut se résumer en 3 points clés :
1) Fluide, grâce à la récurrence et à la clarté des échanges avec les chargés de mission de la DREETS en charge du FSE+
2) Engageant, en raison de l’investissement humain nécessaire
3) Facilitant, puisqu’il permet à l’association d’être désormais davantage outillée pour la gestion de ses projets et la structuration de sa mesure d’impact
Visionner le témoignage de Anne-Juliette Beau
Lien de la vidéo
Grand Est
Réinsertion professionnelle par l’art : le projet de l’association Tôt ou t’art soutenu par le programme national FSE+
Comment l’art facilite la réinsertion professionnelle
Les pratiques artistiques et culturelles jouent un rôle essentiel dans la réinsertion professionnelle et l’inclusion sociale. En développant leur créativité à travers des ateliers de pratique artistique, les personnes éloignées de l’emploi renforcent leur confiance en soi, s’ouvrent à de nouveaux cercles sociaux et retrouvent une place active dans la société. Ce processus favorise leur employabilité et leur capacité à intégrer durablement le marché du travail.
L’impact de l’association Tôt ou t’art sur les personnes éloignées de l’emploi
En tant que réseau culturel et solidaire situé en Alsace, Tôt ou t’art porte et soutient différents projets expérimentaux qui favorisent la cohésion sociale, l’inclusion, la création et la réinsertion professionnelle.
Parmi eux, le Parcours artistique vers l’emploi, constitué de plusieurs ateliers de création (théâtre, photo et vidéo), dont le but est « de redynamiser les personnes, de leur apporter de nouvelles compétences et qu’elles puissent s’inscrire dans un projet à long terme » selon Nicolas Bender, intervenant photographie.
Découvrir le projet de Tôt ou t’art en vidéo
Le Parcours artistique vers l’emploi : un projet du programme national FSE+
Le Parcours artistique vers l’emploi développé par Tôt ou t’art vise plusieurs objectifs :
• Développer le savoir-être (confiance, curiosité, etc) ;
• Identifier et valoriser ses compétences (adaptables à un emploi) ;
• S’ouvrir aux autres et à de nouvelles pratiques ;
• Repenser l’individu par le collectif.
“ Depuis que je suis là, je suis moins timide, ça m’aide pour gérer le stress. J’ai rencontré de nouveaux amis et on a bien sympathisé. ”
Louis S,
Bénéficiaire
Grâce à plus de 120 heures de pratique artistique encadrée, une dizaine de personnes en parcours d’insertion socio-professionnelle bénéficient d’une formation alternative, valorisant à la fois leurs compétences techniques et leur savoir-être essentiels pour leur retour à l’emploi.
Une 2ème édition financée par le programme national FSE+ 2021-2027
Le projet Parcours artistique vers l’emploi s’inscrit dans le cadre de la programmation nationale 2021-2027 du FSE+ouvrir une nouvelle fenêtre et les équipes de l’association Tôt ou t’art ont ainsi pu profiter de l’aide des conseillers FSE+ dans l’établissement de leur dossierouvrir une nouvelle fenêtre, à chaque étape.
Pour Cécile Haeffelé, Directrice de l’association, les trois conseils clés à suivre pour mener à bien sa candidature au programme national FSE+ sont :
- S’assurer de l’éligibilité des dépenses
- Tenir compte du calendrier de son projet en envisageant le bilan dès le lancement du projet
- Être très transparent
Visionner le témoignage de Cécile Haeffelé
Lien de la vidéoChômage et insertion professionnelle en France : quel contexte en 2024 ?
En 2023, 25% des chômeurs français étaient au chômage depuis 1 an ou plus, et 12% depuis 2 ans. Au 4ème trimestre 2024, le chômage des jeunes de moins de 25 ans a atteint les 19%, soit plus que la moyenne nationale et européenne.
Face à ce constat économique, s’ajoute une réalité sociale et de santé publique : les études montrent que les chômeurs sont dans un moins bon état de santé (physique et psychique) que les personnes en emploi. Par ailleurs, on constate que la perte d’emploi entraîne souvent une réduction du cercle social.