Sur le territoire de Tarn-et-Garonne, le projet “Les Rayonnants” porté par La Fondation des Apprentis d'Auteuil permet aux salariés en insertion de bénéficier d’un encadrement renforcé et spécifique qui mobilise des compétences techniques en lien avec la mobilité douce, les métiers de l'industrie, le recyclage et l'environnement. Celui-ci combine un accompagnement personnalisé individuel et des ateliers en groupe afin de favoriser l’insertion professionnelle et l’inclusion sociale des personnes les plus éloignées du marché du travail.
Occitanie
Répondre aux enjeux d’insertion socioprofessionnelle du territoire
L’initiative de La Fondation des Apprentis d'Auteuil vise à accompagner 30 salariés en insertion et à accueillir, chaque mois, 4 participants en Période de Mise en Situation en Milieu Professionnel (PMSMP), leur permettant de tester un projet d’orientation, de découvrir un métier ou d’explorer un secteur d’activité, d’ici le 31 décembre 2026.
Ce projet répond à une double problématique identifiée : d’une part, l’augmentation du nombre de personnes en difficulté d’insertion socioprofessionnelle, confrontées à des freins périphériques, notamment en matière de mobilité, qui limitent leur accès à l’emploi et à la formation et, d’autre part, le faible niveau de remobilisation des publics éloignés de l’emploi, qui nécessite un accompagnement personnalisé pour retrouver confiance et motivation.
Des actions au service de l’inclusion active vers l’emploi
Le programme national FSE+ cofinance la mise en œuvre d’actions majeures de cette Fondation, destinées à favoriser l'insertion professionnelle des salariés en insertion via un atelier chantier d'insertion intégrant un parcours d'insertion adapté et individualisé pour permettre la lever des freins à l'emploi et l'insertion durable à l'emploi.
Un accompagnement socioprofessionnel individuel et collectif
Afin de mettre en œuvre ces missions, le projet “Les Rayonnants” rassemble un personnel qualifié composé d’un encadrant technique, d’une conseillère en insertion professionnelle et d’un animateur destiné à l’insertion numérique.
Cet accompagnement se décline en trois phases :
- Un atelier de chantier d'insertion au poste d'aide-mécanicien cycle, destiné à accompagner les personnes éloignées de l’emploi en leur proposant une formation aux techniques de mécanique et de réparation de vélos. Dans ce cadre, les salariés en insertion développent et mettent en pratique leurs compétences, tout en étant évalués sur la maîtrise des procédés techniques et des activités de production.
- Des ateliers collectifs pour favoriser la levée des freins à l'emploi (mobilité, logement, santé, budget, famille, justice, administratif), sur la mobilisation vers l’emploi (les bassins d’emploi, les formations, la création d’entreprise, les techniques de recherche d’emploi,…) ainsi que sur la sensibilisation à l'utilisation d'outillage ou de machines.
- Un accompagnement lors des rencontres avec les employeurs en Période de Mise en Situation en Milieu Professionnel, des enquêtes métiers, de visite d’entreprise, de participation aux forums emploi
©Fondation des Apprentis d’Auteuil
Quand l’économie circulaire devient un levier d’insertion
L’action de la Fondation des Apprentis d’Auteuil à travers le projet “Les Rayonnants” allie ainsi l’apprentissage technique et le développement de compétences relationnelles, avec un fort ancrage éco responsable grâce à la valorisation du recyclage. Il favorise l’accès à un emploi durable dans des secteurs variés tels que la vente et l’entretien de cycles ou la maintenance d’équipements adaptés aux personnes en situation de handicap.
A Paris, l'association Crescendo permet aux personnes les plus éloignées de l’emploi de bénéficier d’un parcours d’insertion socioprofessionnelle complet dans le secteur de la petite enfance. Celui-ci combine une immersion professionnelle, une formation qualifiante et un accompagnement social renforcé afin de favoriser un retour à l’emploi.Ile-de-France
Un parcours d’insertion vers les métiers de la petite enfance
L’initiative de l’association Crescendo vise à accompagner sur trois ans 28 salariés en contrat à durée déterminée d’insertion (CDDI) cumulant des difficultés professionnelles et sociales, dans son Atelier et Chantier d’Insertion (ACI) du quartier de Belleville. Son projet « Insertion vers les métiers de la petite enfance » répond à une double problématique identifiée : la précarité socio-économique dans certains quartiers de Paris et la pénurie importante de personnel qualifié dans le secteur de la petite enfance.
Développer des compétences durables pour une insertion réussie
Cofinancé par le programme national FSE+ de 2025 à 2027, ce projet a pour objectif de favoriser la construction de projets professionnels stables et durables, tout en levant les freins périphériques à l’insertion des bénéficiaires. Au-delà des savoir-faire techniques, ces personnes acquièrent des savoir-être essentiels et des compétences transférables pour intégrer durablement le marché du travail.
Une approche intégrée alliant mise en situation, formation et accompagnement
La démarche de l’ACI repose sur les principes suivants :
- Une mise en situation professionnelle (10 mois) des salariés en insertion dans des structures de la petite enfance de Crescendo, avec tutorat individualisé.
- Un accompagnement social alliant soutien individuel et collectif pour surmonter les difficultés des bénéficiaires liées à la santé, au logement et à la scolarité des enfants ou à la confiance en soi, qui peut être prolongé au-delà du chantier.
- Un parcours de formation, axé sur la préparation aux modules EP1 et EP2 du CAP Accompagnant Éducatif Petite Enfance (CAP AEPE).
- Une évaluation continue des acquis à travers notamment des bilans hebdomadaires, un livret de suivi, des contrôles en cours de formation pour valider les compétences liées au CAP AEPE et un accompagnement post-parcours sur 6 mois.
Une dynamique partenariale au service de l’emploi et de l’inclusion active
Pour assurer un suivi efficace, et sécuriser les sorties vers l’emploi de ces personnes, la conseillère en insertion professionnelle et sociale de l’association travaille en collaboration régulière avec les référents du PLIE de la Ville de Paris. Cela favorise ainsi la mise en oeuvre d’ateliers collectifs sur les techniques de recherche d’emploi, la maîtrise du numérique et la valorisation de soi.
Grâce au programme national FSE+, l’opération mise en œuvre par l’association Crescendo répond à plusieurs enjeux : lutter contre la discrimination à l’emploi, notamment des femmes peu qualifiées, favoriser l’accès à des métiers en tension comme la petite enfance et structurer des actions d’insertion sociale et professionnelle qui répondent aux besoins émergents du marché du travail.
Face aux défis croissants de l’instabilité résidentielle et de l’insertion professionnelle des jeunes en situation de précarité, le projet Codesign Ton Toit propose une réponse concrète, humaine et innovante sur le territoire de la Métropole Européenne de Lille.Pensé comme un véritable tremplin vers l’autonomie, le dispositif articule logement partagé et accompagnement socio-professionnel renforcé, avec un objectif clair : sécuriser les parcours de vie des jeunes et accélérer leur accès à une insertion durable.
Hauts-de-France
Un modèle de colocation accompagné, au service de l’autonomie
Aujourd’hui, 10 unités de colocation sont déjà opérationnelles, permettant l’accueil simultané d’environ 30 jeunes, pour une durée moyenne de 9 mois.
Chaque bénéficiaire est accompagné de manière globale autour de trois piliers essentiels :
- La stabilisation résidentielle, pour sortir de l’urgence sociale,
- Le développement des compétences psychosociales, indispensables à la vie autonome et professionnelle,
- La construction d’un projet professionnel réaliste et durable.
Le cœur du projet repose ainsi sur un triple accompagnement — social, locatif et professionnel — favorisant la montée en compétences, la responsabilisation et l’engagement des jeunes dans leur parcours.
Une montée en puissance ambitieuse jusqu’en 2026
D’ici fin 2026, le porteur de projet ambitionne de développer 12 à 13 unités d’habitat partagé, afin d’héberger et d’accompagner 140 jeunes simultanément, entre le 1er juillet 2024 et le 31 décembre 2026.
Le dispositif s’adresse à trois profils complémentaires :
- Jeunes en début de parcours (NEET), sans activité et en situation d’instabilité résidentielle, confrontés à l’urgence d’un accès à l’emploi,
- Jeunes en formation ou en début d’alternance, déjà engagés dans une dynamique d’insertion,
- Jeunes en emploi (CDD ou CDI), récemment embauchés mais sans solution de logement à proximité de leur lieu de travail.
Des objectifs clairs et mesurables
Le projet Codesign Ton Toit poursuit plusieurs objectifs structurants :
- Stabiliser les parcours d’insertion grâce à un logement partagé sécurisé,
- Développer l’autonomie par des ateliers pratiques et un accompagnement individualisé,
- Favoriser l’insertion professionnelle en articulant emploi, logement et accompagnement social.
Au-delà de l’hébergement, la colocation favorise la responsabilisation et le vivre-ensemble. L’accompagnement d’un technicien de l'intervention sociale et familiale soutient les jeunes dans la gestion collective et l’appropriation du logement.
Des actions coordonnées et opérationnelles
Pour atteindre ces objectifs, le projet s’appuie sur une méthodologie éprouvée :
- Repérage et orientation des jeunes, en lien étroit avec les Missions Locales, le SIAO, les associations locales et des dispositifs spécifiques comme CEJ Jeunes en rupture.
- Mobilisation collective, à travers des réunions d’information, des temps de speed-dating entre jeunes et partenaires, et des ateliers conviviaux visant à créer des colocations cohérentes.
- Diagnostic socio-professionnel individualisé, permettant de coconstruire un plan d’objectifs adapté à chaque situation.
- Accompagnement progressif, articulé autour de :
- l’insertion professionnelle (ateliers, formations, prospection d’employeurs),
- la stabilisation résidentielle (gestion locative, démarches administratives),
- le développement personnel et des compétences psychosociales.
- Coordination active avec les employeurs et les bailleurs, pour sécuriser durablement les solutions de logement et d’emploi.
Des résultats attendus à fort impact
À l’horizon 2026, Codesign Ton Toit vise des résultats concrets et mesurables :
- 65 % des jeunes orientés vers un logement autonome,
- 80 % des participants engagés durablement dans un parcours professionnel (emploi ou formation qualifiante),
- Un renforcement significatif des capacités des jeunes à gérer leurs responsabilités locatives et professionnelles,
- 12 à 13 colocations actives, dont 2 unités supplémentaires via le Programme Z et 1 unité en partenariat avec le département pour des jeunes issus de l’Aide Sociale à l’Enfance, notamment sortants d’EVA.
Un projet appelé à essaimer
Au-delà du territoire lillois, Codesign Ton Toit porte une ambition nationale : sensibiliser au moins 20 territoires et accompagner 5 porteurs de projets (en phase d’étude ou d’implantation) entre 2025 et 2026.
© UNML
Grand Est
Découverte du Dispositif Local d'Accompagnement d'Amiens
Un soutien de proximité aux structure de l'ESS
À Amiens, le Dispositif Local d’Accompagnement (DLA) a ouvert ses portes pour une journée de découverte organisée à destination des partenaires institutionnels. Ce dispositif, soutenu par le programme national FSE+, accompagne les structures de l’économie sociale et solidaire (ESS) dans la consolidation et le développement de leurs activités.
Un appuie sur mesure pour les structures de l'économie sociale et solidaire
Le DLA de l’Aisne et de la Somme est porté par l’Inter-Réseaux de l’Insertion par l’Activité Économique (IRIAE Hauts-de-France). Son rôle est d’aider les structures de l’ESS à renforcer leur modèle économique, à créer et pérenniser des emplois de qualité, et à contribuer au développement local.
Chaque année, près d’une cinquantaine de structures bénéficient de cet accompagnement sur les territoires de la Somme et de l’Aisne. Celui-ci repose sur des diagnostics partagés, des accompagnements individuels et des temps collectifs permettant aux structures d’affiner leur stratégie, de renforcer leur gouvernance et de consolider leur modèle d’activité.
Une matinée placée sous le signe du terrain
Le DLA de l’Aisne et de la Somme est porté par l’Inter-Réseaux de l’Insertion par l’Activité Économique (IRIAE Hauts-de-France). Son rôle est d’aider les structures de l’ESS à renforcer leur modèle économique, à créer et pérenniser des emplois de qualité, et à contribuer au développement local.
Chaque année, près d’une cinquantaine de structures bénéficient de cet accompagnement sur les territoires de la Somme et de l’Aisne. Celui-ci repose sur des diagnostics partagés, des accompagnements individuels et des temps collectifs permettant aux structures d’affiner leur stratégie, de renforcer leur gouvernance et de consolider leur modèle d’activité.
Rencontre avec les acteurs locaux
L’après-midi a rassemblé l’ensemble des acteurs gravitant autour du dispositif : services de l’État (DREETS), collectivités territoriales et acteurs associatifs.
Ces échanges ont permis de mieux saisir la richesse de l’écosystème local et la complémentarité entre les différents acteurs et le DLA.
Le DLA joue un rôle central dans cette dynamique en assurant la mise en réseau et la coordination des acteurs. Il participe et anime des groupes de travail régionaux et nationaux et des comités d’orientation.
Un maillon essentiel pour le développement des territoires
Soutenu par le programme national FSE+ dans le cadre d’appels à projets lancés par l’organisme intermédiaire Avise, le DLA contribue pleinement à l’objectif du programme qui est de favoriser l’emploi et l’inclusion sociale dans les territoires.
À travers son action le DLA soutient les structures de l’ESS dans la consolidation et le renforcement de leur modèle économique, au service de leur projet. Il contribue ainsi à la création, la consolidation et l’amélioration de la qualité de l’emploi, en soutenant des structures porteuses d’utilité sociale et ancrées localement.
Conjuguer immobilier et solidarité, c’est possible ! C’est la mission de SOLIHA, cette agence immobilière sociale (AIS) s’impose comme intermédiaire entre des publics fragiles, qui rencontrent des difficultés à avoir accès à un logement et à s’y maintenir, et des bailleurs. En région Bourgogne-Franche-Comté, le programme national FSE+ co-finance l’opération « Maintien dans le logement des personnes en difficultés sociales en milieu rural » portée par la structure SOLIHA dans les départements de Haute Saône et du Territoire de Belfort.
France entière
Le mal-logement : un constat accablant
Le mal logement comprend de mauvaises conditions d’habitat, des difficultés pour accéder à un logement et des difficultés pour s’y maintenir ou l’absence totale de domicile personnel.
Le 30ème rapport sur l’état du mal-logement en France¹,établit qu’en France 4,2 millions de personnes souffrent de mal-logement. Aussi, conséquence de la crise du logement, les demandes pour accéder au parc social n’ont jamais été aussi importantes : courant 2024 il y avait 2,7 millions de demandeurs de logement social. Dans les même temps, l’investissement dans le parc social et l’offre locative sociale disponible tendent à baisser drastiquement.
L’accès au logement est donc un parcours semé d’embûches : seul 1 demandeur de logement social sur 5 reçoit une réponse positive dans l’année de sa demande.L’obtention d’un logement peut prendre plusieurs années.
Pour favoriser l’inclusion sociale des personnes les plus vulnérables et exposées au risque de pauvreté le programme national FSE+ co-finance l’agence immobilière sociale SOLIHA en Haute-Saône et dans le Territoire de Belfort.
L'agence immobilière sociale de Vesoul de SOLIHA propose une alternative au circuit classique d'attribution de logement.
Pour les publics fragiles, les impasses pour accéder à un logement sont donc multiples. Dans le parc privé, les bailleurs rejettent leurs dossiers par manque de solvabilité. Le parc social est quant à lui saturé et l’attribution d’un logement peut prendre plusieurs années. Aussi, certains individus ne peuvent recourir au parc social en raison de dettes d’impayés de loyer déjà importantes auprès des bailleurs sociaux.
Face à l’ensemble de ces difficultés, l’agence immobilière sociale SOLIHA à Vesoul s’impose comme une alternative supplémentaire aux publics modestes rencontrant des difficultés dans leurs parcours résidentiels.
Concrètement, l’agence immobilière sociale de Vesoul de SOLIHA capte et gère des logements du parc privé en apportant aux bailleurs des garanties locatives. Ensuite, ces logements sont mis à disposition à d’individus modestes sur critères de ressources et au public prioritaire du Plan Départemental d’Action pour le Logement et l’Hébergement des Personnes Défavorisées (PDALHPD) des départements en question.
L’action de l’agence immobilière sociale de Vesoul de SOLIHA dans les départements de Haute-Saône et du Territoire de Belfort est significative, ce sont 420 logements privés et communaux qui sont gérés par la structure. Cette opération bénéficie donc à de nombreux individus désormais locataires grâce à l’aide de l’agence immobilière sociale de Vesoul de SOLIHA. Plus de la moitié des locataires, accompagnés par l’antenne de Vesoul, sont des familles (dont 43% avec des enfants) et 49% d’entre eux sont bénéficiaires d’une aide au logement. Le rôle d’intermédiaire de l’agence immobilière sociale de Vesoul de SOLIHA entre locataires et bailleurs permet de mettre à disposition des logements à prix abordables comme des loyers conventionnés adaptés aux faibles revenus. Pour les habitations gérées par SOLIHA, en Haute-Saône et dans le Territoire de Belfort, 57% d’entre elles proposent un loyer conventionné avec un loyer moyen de 445€, permettant l’accès à ces logements à un public modeste.
La mission de l’agence immobilière sociale de Vesoul de SOLIHA ne se résume pas seulement à un accompagnement pour accéder à un logement décent mais la démarche de l’agence immobilière sociale est aussi de sécuriser le maintien dans le logement. Pour cela, l’agence immobilière sociale de Vesoul de SOLIHA offre un soutien administratif et informationnel aux personnes rencontrant des difficultés pour accéder et se maintenir dans un logement.
Les actions d’accompagnement de l’agence immobilière sociale de Vesoul de SOLIHA pour favoriser le maintien dans un logement :
- Aide dans la constitution du dossier locatif : s’assurer que le loyer est adapté aux besoins et ressources et mobilisation de dispositifs pour améliorer la solvabilité (exemple : la garantie VISALE²) ;
- Apporter une connaissance des aides auxquelles le public concerné peut prétendre. En informant sur les aides aux logements existantes cela limite le risque de non-recours par manque d’information³.
- Sensibilisation aux écogestes permettant, principalement, de maitriser les coûts d’énergies ;
- Assurer un suivi technique régulier du logement pour faire intervenir, si besoin, des prestataires qualifiés pour que le logement reste décent.
Dans un contexte où le mal-logement touche de plus en plus d’individus chaque année, les actions entreprises par l’agence immobilière sociale de Vesoul de SOLIHA contribuent favorablement à l’accès et au maintien dans un logement décent des personnes aux revenus modestes.
Le mal-logement conduit à des situations d’exclusion sociale difficiles à surmonter, c’est pourquoi le FSE + se mobilise en co-finançant des initiatives comme l’agence immobilière sociale SOLIHA dans les départements de Haute-Saône et du Territoire de Belfort.
¹ 30ème rapport sur l’état du mal-logement en France 2025, Fondation pour le logement des défavorisés (ex Fondation Abbé Pierre)
² Source : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F33453
Grand Est
Dix ans du SMV : un bilan une perspective
Metz, 8 octobre 2025, le Service Militaire Volontaire célèbre cette année son dixième anniversaire. À cette occasion, une cérémonie de grande ampleur s’est tenue à Metz, en présence de représentants du Ministère du Travail et des Solidarités et de la Commission européenne, en tant que partenaires du dispositif.
Cet anniversaire a notamment offert une opportunité de communication autour du programme national des Fonds social européen Plus (FSE+), répondant à l’obligation de communication prévue à l’article 50 du règlement (UE) incombant aux opérations de plus de 10 millions d'euros.
Bien qu’unique, le dispositif SMV regroupe plusieurs opérations portées par les différents régiments, dont la majorité dépasse le seuil de 10 millions d’euros.
L’événement a ainsi permis de valoriser le soutien européen apporté à l’ensemble du dispositif, à la fois au niveau de chaque centre et dans sa dimension globale.
L'histoire du SMV au service de l'emploi
Créé en 2015 par le président de la République, le SMV constitue une initiative de l’Etat pour accompagner l’insertion professionnelle et citoyenne des jeunes de 18 à 25 ans éloignés de l’emploi. Inspiré du Service militaire adapté d’outre-mer, il a pour objectif de restaurer la confiance, faciliter l’insertion et valoriser l’engagement citoyen.
Implanté dans plusieurs centres métropolitains couvrant cinq régions, le dispositif s’articule sur des durées de 6 à 12 mois selon le profil du volontaire, avec un soutien personnalisé, des périodes en entreprise ou en stage, et un accompagnement vers le permis de conduire ou d’autres compétences utiles. Le SMV affiche un taux d’insertion supérieur à 80 %. Le programme national FSE+ l’accompagne depuis 2019.
Sur les dix années d’existence, le SMV a formé plusieurs milliers de jeunes dans une vingtaine de métier, dans le secteur du BTP, de la logistique, des services ou de l’agroalimentaire.
Metz, théâtre d’une célébration sous le signe de l’Europe
C’est dans l’atmosphère majestueuse de l’hôtel de ville de Metz que les autorités locales, les cadres du SMV et les représentants du ministère du Travail et des Solidarités et de la Commission européenne se sont réunis pour marquer cette décennie d’engagement.
La matinée a été consacrée à la présentation des projets portés par les cinq régiments du SMV, chacun illustrant la manière dont le soutien du FSE+ contribue à transformer les parcours de jeunes en quête d’avenir. Volontaires et encadrants ont témoigné de leurs réussites : formation qualifiantes, retours à l’emploi et reconversions réussies.
Sur le parvis de la cathédrale, une cérémonie militaire a ensuite rendu hommage aux valeurs qui animent le dispositif depuis sa création. Des médailles de la Défense nationale ont été remises à plusieurs volontaires et cadres, dans une ambiance solennelle et empreinte d’émotion. Le Commandant du SMV a profité de ce moment pour rappeler le rôle essentiel du programme national FSE+ dans la pérennité de l’opération et la qualité des formations proposées.
Les discours officiels se sont ensuite tenus dans les salons de l’hôtel de ville, où Cinzia Masina, représentante de la Commission européenne, a salué la réussite du SMV. Les échanges se sont prolongés autour de discussion informelle entre anciens volontaires et représentants institutionnels.
Une mission plus actuelle que jamais
En une décennie, le SMV a accompagné plus de 10 000 jeunes vers l’emploi ou la formation. Le dispositif entre désormais dans une nouvelle phase, qui inscrit l’insertion des jeunes et la montée des compétences comme priorités européennes. Les prochaines années s’annoncent ambitieuses : ouverture à de nouveaux métiers comme la logistique verte, la sécurité et le numérique, le renforcement des liens avec les entreprises et un suivi renforcé des anciens volontaires.
À Metz, ce dixième anniversaire n’était pas qu’une commémoration mais aussi le symbole d’un partenariat solide entre la France, ses armée et l’Europe au service de la jeunesse et de l’inclusion.